cours Santé et sécurité
Le cours Santé et sécurité générale sur les chantiers de construction (SSGCC) est obligatoire pour toute personne œuvrant sur un chantier de construction.
Vous souhaitez intégrer l’industrie? Vous devez d’abord suivre cette formation de 30 heures pour obtenir votre certificat de compétence. Veuillez noter que le cours est offert en français uniquement. Une bonne compréhension de la langue est primordiale pour le réussir.
C’est l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur de la construction (ASP Construction), où siège le SQC, qui émet l’attestation de réussite du cours.
Le Code de sécurité pour les travaux de construction (CSTC) vous est remis lors de votre premier cours. Il constitue votre guide de référence principal tout au long de votre formation.
Coûts
Les frais d’inscription à cette formation sont de 200 $. Ce montant est remboursable dans son entièreté si vous respectez les critères suivants:
- Devenir membre SQC lors de votre entrée en chantier;
- Avoir 150 heures de travail complétées et enregistrées à la CCQ;
- Demander votre remboursement* au plus tard un an à la suite du cours.
Prochain cours
- 15, 16, 22 & 23 novembre 2025 – Montréal (Secteur Ahuntsic)
Consultez le site Web de l’ASP Construction pour son calendrier de formations.
Accident au travail
La santé et la sécurité au travail : une priorité!
L’industrie de la construction est reconnue pour comporter de nombreux dangers et risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Les lésions professionnelles, notamment les accidents du travail, y sont malheureusement trop fréquentes. Pour le SQC, la défense des droits des travailleurs victimes de telles lésions constitue une priorité!
Qu’est-ce qu’un accident du travail?
Selon la Loi sur les accidents de travail et maladies professionnelles (LATMP), la définition d’un accident de travail est « un événement imprévu et soudain attribuable à toute cause, survenant à une personne par le fait ou à l’occasion de son travail et qui entraîne pour elle une lésion professionnelle ».
Vous avez subi un accident du travail?
EN CAS D’ACCIDENT, 7 GESTES ESSENTIELS À POSER
1. Déclarez votre accident à votre employeur
2. Consultez un médecin sans tarder
3. Cessez de travailler si vous ressentez de la douleur
4. Remplissez vous-même le formulaire Réclamation du travailleur
5. Refusez les propositions de votre employeur comme celle de recourir à l’assurance-salaire
6. Comprenez bien le contenu et les conséquences d’une déclaration avant de la signer
7. Contactez votre représentant syndical
Consultez les lois, code et règlements sur la santé et la sécurité.
La procédure en détail :
Si vous êtes victime d’un accident du travail, des démarches doivent être faites rapidement pour assurer la bonne prise en charge de votre dossier par la CNESST. Voici les étapes importantes :
- Déclarez votre accident à votre supérieur immédiat, peu importe la gravité de votre accident. Si vous n’êtes pas en état de le faire, un collègue ou une autre personne disponible doit le faire pour vous.
- Votre employeur doit vous administrer les premiers secours. Selon votre état, il doit assurer votre transport à un établissement de santé ou à votre résidence et en assumer les frais.
Si vous êtes en mesure de vous déplacer, présentez‑vous le jour même de l’accident dans une clinique ou un hôpital afin d’obtenir une attestation médicale d’un professionnel de la santé. Autrement, prenez sans délai les mesures nécessaires pour consulter rapidement votre médecin de famille.
S’il y a abandon du travail le jour de votre accident, votre employeur doit vous payez votre journée entière. - Votre employeur doit inscrire le fait accidentel dans son registre d’accidents. Demandez-lui une copie du formulaire de déclaration d’accident et assurez-vous que la description de l’accident correspond bien aux faits.
- Suivant votre consultation médicale, vous devrez remettre une copie de l’attestation médicale à votre employeur. Il sera alors informé de votre état de santé.
- Si vous êtes en arrêt de travail suivant votre accident, votre employeur doit vous indemnisez pour les 14 premiers jours d’absence. Durant cette « période obligatoire des 14 premiers jours », il lui revient de vous verser 90 % de votre revenu net pour chaque jour où vous auriez normalement travaillé, n’eût été votre incapacité. Si votre employeur refuse de vous payer, contactez rapidement un représentant syndical pour connaitre vos droits.
- Pour ouvrir votre dossier auprès de la CNESST, vous devez absolument remplir une « Réclamation du travailleur » dans un délai maximal de 6 mois suivant le jour de votre accident.
ATTENTION : votre employeur ne le fera pas pour vous !
Ce formulaire est disponible sur le site de la CNESST, et peut être rempli directement en ligne dans «MonEspace CNESST – Accès Travailleur ».
Dans la section « Description des événements », nous vous recommandons de décrire clairement les faits et d’indiquer : les parties du corps atteintes, le lien avec vos tâches, le lieu de l’accident ainsi que les témoins, le cas échéant. Assurez‑vous également de respecter la version déclarée à votre employeur au moment de l’accident. - En cas d’un refus de votre dossier par la CNESST, vous avez un délai de 30 jours pour en demander la révision. N’hésitez pas à contacter un représentant syndical pour connaitre vos droits et d’assurer votre représentation auprès de la CNESST.
Droit de refus
Tout travailleur a le droit fondamental de refuser un travail dangereux selon la Loi sur la santé et la sécurité du travail (articles 12 à 31 LSST). L’objectif est de protéger sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique ou psychique ou protéger une autre personne à un danger semblable.
En pratique, cela signifie :
Vous pouvez refuser une tâche si vous croyez qu’elle vous expose à un danger ou met une autre personne en péril.
Vous devez immédiatement informer votre employeur et la situation sera évaluée avec un représentant syndical ou avec un représentant en santé et sécurité (RSS), s’il y a lieu.
Si le désaccord persiste, la CNESST intervient et tranche la situation.
Pendant ce processus, vous êtes réputé être au travail, sans perte de salaire, et vous ne pouvez subir de sanction disciplinaire.
Pour connaître toutes les étapes à suivre, les exceptions et les recours possibles, consultez notre page complète en cliquant ici.
Une formation pour être à jour sur le SIMDUT 2015
Votre employeur demeure en tout temps le premier responsable de la santé et de la sécurité au travail. À ce sujet, la mise à niveau 2015 du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) est obligatoire depuis le 1er décembre 2018. Ainsi, les employeurs ont la responsabilité d’informer et de former leurs employés.
En plus de s’assurer que les produits chimiques des milieux de travail portent une étiquette et possèdent une fiche de données de sécurité conforme au Règlement sur les produits dangereux (RPD), les employeurs doivent voir à ce que leurs travailleurs et leurs travailleuses soient à jour sur le SIMDUT 2015. Une formation, d’une durée de trois heures (en classe) ou d’environ 90 minutes (en ligne), est donc obligatoire et l’ASP Construction l’offre actuellement. En voici les principaux objectifs :
- Reconnaître le champ d’application du SIMDUT 2015.
- Identifier les classes de danger et leurs pictogrammes.
- Distinguer les catégories d’information sur les étiquettes.
- Rechercher les informations dans la fiche de données de sécurité.
- Nommer les responsabilités des différents intervenants.
Cette formation est particulièrement pertinente parce que travailler sur les chantiers implique souvent l’utilisation de produits dangereux. Ils sont parfois extrêmement toxiques, corrosifs, explosifs ou encore inflammables. C’est pourquoi vous devez être formé et redoubler de prudence lorsque vous vous trouvez en présence de ces produits ou les utilisez.
Inscrivez-vous en remplissant ce formulaire.
Vous désirez en savoir plus sur le SIMDUT 2015 ou sur les autres formations? Communiquez avec un représentant SQC au 1 888 773-8834.
Manœuvre de recul
Les accidents liés aux manœuvres de recul figurent parmi les plus graves, mais ils peuvent être évités grâce au respect du Code de sécurité pour les travaux de construction.
Pour reculer en sécurité :
Suivez un plan de circulation (obligatoire dès 10 travailleurs).
Effectuez la manœuvre dans une aire isolée des piétons.
Faites-vous guider par un signaleur formé si nécessaire.
Un plan de circulation doit inclure :
Les voies et aires de recul.
La signalisation et les vitesses maximales.
Le rôle/positionnement du signaleur.
Les moyens de communication (radio ou signaux manuels).
Responsabilités principales :
Maître d’œuvre : établir et mettre à jour le plan.
Employeur : protéger la santé et la sécurité.
Travailleurs : rester vigilants et signaler les dangers.
Trouvez plus d’informations en cliquant ici.